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Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
27.06.2012
Dernière mise à jour :
28.02.2013

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Le 8 mars et la femme congolaise : Un défi

Le 8 mars et la femme congolaise : Un défi

Publié le 28/02/2013 à 15:40 par mbulajoly-cri Tags : signature travail vie monde chez enfants roman femme société femmes

 

Au cours de dix dernières années, la problématique de la parité a rencontré et rencontre le champ de tous les domaines de la vie sociale (la vie politique, scientifique, économique….).

Il s’agit ici de mener une thèse et antithèse des inégalités fondamentales entre l’homme et la femme dans les attributions des fonctions de la vie sociale et ses conséquences sur le monde.

Des études ont étés menées et continuent à être menées sur la  même problématique afin de relever le défi .Des auteurs comme PETTER SON et REYANNE ont conclu dans leur démarche scientifique que dans le monde, seuls les hommes qui sont  dans une couche favorisée.

 

Pourquoi la journée de 8 mars ?

Historiquement, c’est  la résultante d’une  lutte de femmes ordinaires qui ont marqué et continuent à marquer le monde. Elle puise ses racines dans la lutte que ces  dernières ont menée depuis des siècles  pour participer dans les fonctions requises de la société sur le même pied d’égalité avec les hommes.

A titre historique, à l’époque de l’antiquité grecque, LYSISTRATA a  lancé une « grève sexuelle »contre les hommes  afin de mettre fin à la guerre ; pendant la révolution française, les parisiennes ont réclamé « la liberté, l’égalité, la fraternité »  en marchant sur Versailles pour  revendiquer  également le suffrage des femmes.

 

Les femmes de partout au monde, surtout les femmes occidentales ont commencé à manifester différemment selon leurs organisations. Il faut attendre la Résolution  de l’Assemblée Générale de l’ONUréunie en séance plénière le 16 décembre 1977 demandant à tous les pays de la planète de s’efforcer de créer des conditions favorables à l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et à leur pleine participation, sur un pied d’égalité, au développement social (résolution 32/142) et « invite tous les États à proclamer, comme il conviendra en fonction de leurs traditions et coutumes historiques et nationales, un jour  de 8 mars de l’annéeJournée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale.»

 

 

Le 8 mars et les défis de la femme congolaise

 

ØLa parité et l’analphabétisme

C’est un défi majeur. Dans mon pays, l’éducation scolaire est encore concentrée dans des grandes villes et cela fait que le niveau d’alphabétisme chez les femmes soit trop bas.

 

Je m’en vais vous prouver ce défi de par mon expérience vécue. Au mois de la femme de l’année 2012, j’ai eu à m’entretenir avec les filles en terme de conférence sur la même thématique de 8 mars. Dans l’auditoire j’étais devant les élèves et ainsi que les étudiantes. J’ai commencé mon intervention par  l’interrogation suivante : quel est le ministère et le nom du Ministre ayant dans ses attributions la charge de la journée de 8mars ? Et enfin, quel est le thème pour cette année ?

 

Je vous avoue que même les étudiantes n’ont pas pu répondre correctement aux questions, quand dira-t-on des femmes n’ayant pas étudié ?

 

ØLa parité et la sexualisation de la compétence de la femme

La parité devient le soubassement de la loi du moindre effort et de la facilité or depuis  toujours, la femme a été compétente, il ne restait que sa mise en valeur.

 

La femme surtout congolaise pense que la parité est une faveur pour elle d’être partout et de tout faire. C’est vrai mais il n’en reste pas moins vrai de souligner que la parité relève de la dimension compétentionnelle  s’il faut utiliser ce terme pour bien qualifier.

 

Que ça soit dans le monde du travail ou dans le monde des études, au regard  de la considération de parité par la femme, la femme surtout étudiante pense que une fois terminer ses études elle sera d’office employée même sans la moindre compétence. Cette dimension de fait pousse l’étudiante de passer pour sa réussite son sexe en échange des bonnes cottes  comme stratégie de faire. Cela nous pousse à réfléchir sur analyse «à la queue leu-leu » ce que dire qu’une fois que l’une des étudiante sort avec un enseignant, pour elle c’est une réussite totale dans ses études dans la mesure où elle sera recommandée à tous les enseignants de deux les camarades de la victime seront aussi presque toutes recommandées. Cette banalité s’exprime en ce terme « He! kolanda nga téee bo tanga na bino, naza na temps, nga naza mwasi, nakolonga kaka na cours wana, nasi na kangi yé».

 

De ce qui précède, très souvent dans nos universités nous assistons à de morts malheureuses de nos sœurs soit par l’avortement  soit par le SIDA.

 

De même dans le domaine du travail, à cause de l’emploi ou de la promotion, la femme mariée en son sexe de peur qu’elle ne gagne. Nous avons assisté et nous assistons à divorces sans précédent dans nos foyers où l’éducation des enfants est bâclée  en raison de l’absence de la maman  de la maison.

 

La parité et nos coutumes

Il est vrai que nos coutumes ont longtemps freiné l’émancipation de la femme. Bien que les sensibilisations sur son émancipation, la femme congolaise garde encore ses valeurs ancestrales notamment  le mariage comme une priorité de la femme, la procréation, la cuisine, les travaux ménagers, c’est d’abord ça.

 

Jusqu’à présent, sur  100%, nous supposons 70% des nos sœurs dont la priorité n’est pas les études, aller à l’école pour elles ce n’est qu’un conformisme mais la considération est trop mince.

 

Pour terminer, je salue l’initiative de l’actuelle Ministre ayant dans ses attributions la question du de la parité, Son Excellence Mme INAGOZI GENEVIEVE pour avoir concentré cette fois-ci la journée de 8 mars à la réflexion. Toutefois, il est responsable et civique de travailler  avec les associations par organisation des activités ayant trait à la journée en toutes langues et non d’utiliser seulement les radios et t’élevions.

 

La parité n’est  pas une faveur c’est un droit légitime de la femme. Seule la prise de conscience, la compétence et la réflexion reste la clé de voute sinon la matrice de la parité. Ce n’est pas une fête. Pour ce faire, la femme doit suffisamment  être instruite, formée et informée sur la parité.

 

Le gros du travail doit être concentré sur la sensibilisation, enseignement pour que la femme interiorise, socialise et en fasse sienne.

 

J'aime vos rémarques et suggestions.

Par MBULA Jolly, anayste des questions politiques internes et internationales.